// 20 avril, 2008 // Aucun Commentaire » // Japon, Mangas
NieA_7 (ニアアンダーセブン – prononcez Niia under Seven) est une série atypique qui mérite le détour. L’histoire prend place dans une petite ville de la campagne japonaise : Enohana. Nous y découvrons la vie rudimentaire d’une jeune étudiante, Mayuko, pauvre et réservée, qui doit travailler très dur pour se payer à manger et continuer ses études en ville. Pour rajouter à ses infortunes, une alien de seconde zone, une « under », squatte le placard de sa chambre et lui chaparde ses dernières ressources alimentaires. Cette jeune extraterrestre c’est NieA, une « sans-antenne » répudié même par ses propres compatriotes. Son passe-temps ? Récupérer des déchets pour construire des OVNI. Malgré toutes ces exubérances, Mayuko se préoccupe d’elle, mais les actions fantasques de NieA la mèneront dans des situations plutôt cocasses… Comble de malchance, les bains publiques de la petite bourgade, où est hébergée Mayuko, sont au bord de la faillite. Une épreuve de plus que devront surmontés les héros de cette fable aux airs de comédie dramatique, mais qui ne s’arrête pas, au final, qu’à dépeindre la survie d’une étudiante pauvre à la campagne. La série va bien au delà de ça, sans qu’on s’en s’aperçoive forcement tout de suite.


A travers les aliens, et notamment NieA, c’est la discrimination et l’intégration qui sont directement abordés. Ces derniers arborent un système de strates qui permet de définir le niveau social de chaque alien à partir par exemple de leur antenne. NieA est placée au tout dernier niveau de ce système car elle ne possède pas d’antenne et a décider de vivre avec les terriens, elle atteint le dernier niveau : « under 7″ (les sous-aliens de strate -7), même les gamins aliens des bidonvilles se moque d’elle. Le thème de l’urbanisation et de la survie des commerces ruraux est également mis en exergue. Les bains publiques d’Enohana devront par exemple faire face à la désertion des clients au profit des bains modernes des grandes villes, il en va de même avec le petit restaurant de quartier tenu par la petite Chie et son père, qui du haut de ses 10 ans paraît bien plus mature et consciente de la réalité que ce dernier. La pauvreté est également omniprésente, à travers l’âpre vie de Mayuko, qui fait tout pour survivre dans un monde qui lui est hostile. Pourtant, accrochée à ses souvenirs d’enfance et doté d’un courage à toute épreuve, elle fera face à l’adversité de la plus belle manière, toujours avec délicatesse et authenticité. Ma conclusion et d’autres images dans la suite !
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